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Le mystère Eleganz (part 2)
Passons sur ces considérations architecturales et revenons au dernier quart du vingtième siècle. Kentucket est une ville fantôme à côté de laquelle Thiers ressemble à Manhattan. De rues entières lovées dans la pénombre, fenêtres murées et chiens errants, sauvages, violents. Rien, il n’y a plus rien à l’exception d’un orphelinat et d’une soupe populaire, la plus grande de l’hémisphère nord. Bâtie sur les ruines du temple, elle domine la plaine des souffrances, nom étonnement prophétique. Ce n’est donc pas un hasard, si Patricia décide d’y déposer son paquet post-natal. Sans remords apparents, elle regagne son van et ordonne à Ivan de démarrer. Silence. Malaise. Patty le brise, le piétine en déclamant cette sentence ultime qui fera son succès : « Jesus died for somebody’s sins but not mine ». Direction le Country, Blue Grass & Blues pour un concert qui fera date. Le petit Jimmy quant à lui inonde son lange d’urine et de larmes.
Personne n’abordera jamais publiquement cette naissance. A une exception près, Iggy Pop. Il s’en inspira pour une de ses chansons co-écrite avec Bowie : Success.
C’est ce que l’on appelle une révélation, un scoop. Que d’informations en un peu plus de cinq mots. Je vous laisse le temps de digérer. Levez les yeux de ces lignes, allez boire un verre d’eau ou de gin. Faîtes attention de ne pas baver. Essuyez votre bouche. Bon je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je sens la confusion vous gagner.
(A suivre)