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Mister Eleganz est un lève tôt et pour la première fois depuis au moins une dizaine d'années, je me suis levé à 12h ce mardi 29 avril. Cette journée fut donc en tout point exceptionnelle. Rapidement la frénésie des invitations inonde le portable de Jo. "Tout Rennes court" au concert de Success et accessoirement de The Whip car il est indéniable qu'il va se passer quelque chose ce soir, l'air est moite, les gens se croisent en échangeant un bref regard entendu. Ils sentent qu'il va se passer quelque chose mais ne savent pas encore la nature de ce phénomène.
Nous arrivons vers 16h pour la balance. The Whip termine un dernier titre, leur son est excellent. C'est une des particularité de cette drôle de salle, la qualité de son acoustique. A notre tour, nous calons les ultimes réglages le gros du travail ayant été fait la veille. Nous sommes satisfaits, le public le sera aussi!
Je passerai poliment sur la première partie de Yelle, un groupe de Montréal qu'elle a ramené dans ses valises et dont je tairai le nom mais pas le Numéro. L'intimité se fait de plus en plus intense. Nous échangeons techniquement sur nos voix respectives et après lui avoir donné quelques conseils de vieux loup de mer, elle entre en scène avec Tepr, aux machines et Grand-Marnier à la batterie. Leur show est rôdé et efficace, le public clairsemé à notre grande surprise. Une des questions majeures de ce concert était de savoir si le public de Yelle allait rester pour assister au « Success Show ». La réponse fut positive. Super-Dan entre en scène et commence seul l'intro histoire de faire monter la sauce. Youl et Jo suivent. Mister Eleganz n'entre en scène qu'au climax. Allais-je ressentir de tout mon être les vibrations de notre avalanche sonore? Pour mémoire, au festival du Schmoul j'avais dû faire face à une panne, à un vide émotionnel qui m'avait fortement perturbé. Miracle! Les dieux païens du rock'n'roll étaient avec moi et je montai sur scène parcouru d'une décharge d'adrénaline. Le pied total. L'immense plénitude de l'exhibition, de la performance, cette chose indéfinissable qui me pousse à muer en rock'n'roll star. Mon bonheur est schizophrène.
Cette heure fut intense, ponctuée de pièges (je pense à cette bouteille de bière que je renverse et qui tombe sur le pédalier de Youl qui dans un réflexe de guitar-hero la shoote instinctivement, s'éclatant en mille tessons sur la scène)d'émotions fortes (je réussi à pleurer sur Let me be) et de complicité. Une véritable connivence s'est installée sur scène, ce petit supplément d'âme qui change tout.
La soirée se termine au bar du 6par4 savourant notre Success puis retour à l'hôtel pour un repos mérité et ...agité
I will politely on the
first part of Yelle, a group of Montreal brought it in his luggage
and I don't write the name but the Numéro. The intimacy is
becoming more and more intense. We exchange technically on our
respective voices and after giving some tips from old sea wolf, she
goes on stage with Tepr, machinery and Grand Marnier to the battery.
Their show is mature and effective, the public sparseness to our
surprise. One of the major issues for the concert was whether the
public would remain Yelle to attend the "Success Show. The
response was positive. Super-Dan comes on the scene and starts only
intro history to raise the sauce. Youl and Jo follow. Mister elegance
comes into that scene climax. Would I feel my whole being of our
vibration noise avalanche? For the record, the festival Schmoul I
faced an outage at an empty emotional to me greatly disrupted.
Miracle! The rock'n'roll pagan gods were with me, and I climbed on
stage covered a landfill adrenaline. The overwhelming fullness of the
exhibition, performance, this indefinable thing that made me want to
become a rock'n'roll star. My happiness is schizophrenic.
This
time was intense, punctuated by traps (I think this bottle of beer
that I overturned, and that falls on the pedal of Youl that in a
reflex of the guitar-hero shooting instinctively, in a thousand
potsherds destroyed on stage) emotions (I managed to cry on Let me
be) and complicity. True connivance moved on stage, this little extra
soul who changes everything.
The evening ends at the bar enjoying
our 6par4 Success then back to the hotel for a well-earned rest and
shacked ...
Vous trépignez, je le sais, plusieurs d'entre-vous m'ont envoyé un courriel pour savoir comment ce concert avec Yelle c'était passé. Après vous avoir laissé mariner quelques jours, je me décide à prendre la plume. Je commencerai par une image, celle de Yelle au petit matin sur le parking de notre hôtel promenant son chien. Elle vient vers moi, me sourit. Nous nous quittons avec la promesse de se revoir sur la route...
Mais je vous dois de reprendre chronologiquement. Nous arrivons à Laval mercredi pour une journée de résidence au « 6par4 », nouvellement ouvert. Le déménagement de la salle au centre de la ville est une excellente chose, plus grande, meilleure acoustique, meilleure configuration. Nous nous installons tranquillement et après un déjeuner à base de rillettes, nous commençons le travail. La tension monte car beaucoup de chantiers sont en cours. Le set a été profondément remanié, certaines chansons destructurées, bref il y a du travail. Un long réglage sonore s'avère indispensable Dan, Youl & Jo s'y attèleront jusqu'à 4 heure du matin. Je suis pour ma part inviter par l'opposition municipale socialiste. Elle souhaite connaître les secrets du Success en vue du scrutin dominical. Appréciant la démarche, je leur glisse quelques conseils. Le résultat est dans tous les journaux de ce matin. Passons... Jeudi matin, dernier filage: le son est parfait, les vibrations aussi. Il ne manque plus à Dan que son costume de Superman mais je vous raconterai ça plus tard car je viens de recevoir un courriel de... Yelle.
You are itching, i know, many of you
have sent me an email to see how this concert with Yelle was past.
After you have left to marinate few days, I decided to take the
feather. Let me begin with an image, that of Yelle early in the
morning in the parking lot of our hotel common walking his dog. She
comes to me, She smile. We leave with the promise to meet again on
the road ...
But I must resume chronologically, we arrive at
Laval Wednesday for a day's residence at « 6par4 »,
newly opened. The relocation of the hall in the city centre is a very
good thing, bigger, better acoustics, better configuration. We
install and quietly after a lunch based rillettes we begin. Tension
is building because many tunes are underway. The set was profoundly
reorganized, some songs distructured, there is a lot of work. A
long-tuning sound is essential Dan, Youl & Jo will work on there
until 4 o'clock in the morning. I am inviting the opposition
Socialist city. She wished to know the secrets of Success for the
ballot Sunday. Appreciating the process, I slid a few tips. The
result is in all the newspapers this morning... Thursday morning, the
last spinning: the sound is perfect, very good vibrations. We can no
longer fail to Dan that his habit of Superman, but I tell you it
later because I just received an email from...Yelle.
Chose promise, chose dûe, voici l'interview de haute voltige que j'ai donné en direct live (live and direct) sur Zénith FM dans l'émission l'échappée belle du 24 janvier à 21h15 précise. A vous de juger l'exceptionnelle qualité et la maitrise ce cet exercice de style.
Et ce deuxième set, alors? Deux petites secondes, il a bien fallu laisser Naïve New Beaters faire leur concert. Cela nous a permis de faire un premier débriefing à la table du restaurant marocain. Couscous pour tout le monde, mais comment voulez- vous que je puisse avaler un coucous après une telle dose d'adrénaline? L'idée de redémarrer le ventre plein de semoule ne m'enchante guère. Un pavé de biche, je ne dis pas mais bon, passons. Une fois la pause nutritive passée, nous retournons au P'tit Bazar. Naïve New Beaters a déjà terminé. Séances photos, interview de la télé russe ou urkrainienne, je ne sais plus. Une question me taraude, n'est pas moi la star de la soirée? M'aurait-on menti? Ni une ni deux, je m'impose à la télévision slave qui négocie l'achat de notre pack merchandising(badge, capote & cd Success) en rouble. Je donne ma bénédiction. Je m'en fous tout ce que je veux c'est qu'ils filment notre prestation à venir et ça marche.
L'adorable présentatrice arbore désormais le magnifique badge « Success ». Mes Buddies s'installent et Buzz a tout reconfiguré. L'intro démarre, la différence de son est palpable. Je fais mon entrée sur scène. « Go » est parfaite, le public, aux anges. Nous nous regardons satisfait. L'heure qui va suivre pourrait entrer dans les livres d'histoire de l'électro-rock. Un son ENORME, la furie, la sueur, en un mot le bonheur. Le public s'attend à ce que je me déshabille comme à l'époque de Biergarten Eleganz. Ce ne sera pas lecas! Je refuse d'être enfermé dans un rôle, une caricature. Je veux détonner, surprendre ne pas être là où l'on m'attend, quitte à décevoir certains ou certaines. Mister Eleganz est libre, ne l'oubliez jamais. Chaque concert doit être différent, un événement et surtout un moment de plaisir intense pour nous et pour le public. Avec moi, vous ne saurez pas sur quel pied danser, mais vous danserez je vous le promets. Le set se termine, nous avons perdu chacun au moins 2 kilos. Notre contentement est visible. La conclusion de cette soirée: Success is a Band, a fuckin' electro-rock'n'roll Band.
Prochain concert le vendredi 28
décembre à Douarnenez au Festival Zardixversaire.
Immanquable!
And the second set, then? Two small
seconds, we had to leave Naïve New Beaters do their concert.
This enabled us to make an initial debriefing at the side of the
Moroccan restaurant. Couscous for everybody, but how do you that I
can swallow a Couscous after such a dose of adrenaline? The idea of
restarting the belly full of semolina is not agreable. A paved with
deer, I do not say but good, move on. Once the break nutritive past,
we return to P'tit Bazar. Naïve New Beaters has already been
finished. Photo session, interview with Russian television or
urkrainian, I do not know. A question , is not me the star of the
evening? Did someone lied to me? Neither nor two, I impose on
television slave who negotiated the purchase of our merchandising
pack (badge, condom & Success cd) in ruble. I give my blessing. I
don't care all I want is that they filmed our performance going
forward, and it works.
The adorable presenter now boasts the
magnificent badge "Success." My Buddies settle and Buzz
has reconfigured the sound. The intro starts, the difference in sound
is palpable. I make my entrance on stage. « Go »
is perfect, the audience, in heavens. We look happy. The hour that
follows could go down in the history books of electro. A GIANT sound,
the fury, sweat, in a word happiness. The public expectation is that
I strip myself as at the time of BiergartenEleganz. It
will not be ! I refuse to be locked into a role, a caricature. I want
amazing, not to be surprised where it is for me, even if some or
disappoint some. Mister Eleganz is free, not ever forget. Each
concert has to be different, especially an event and a moment of
intense pleasure for us and for the public. With me, you do not know
what foot dancing, but you dance I promise you. The set ends, we lost
each at least 2 pounds. Our contentment is visible. The conclusion of
this evening: Success is a Band, a fuckin 'electro-rock'n'roll Band.
Next concert Friday, Dec. 28 in Douarnenez Festival
Zardixversaire. Immanquable!
Je sens que vous avez l’eau à la bouche, vous voulez connaître la suite. Non, ne faîtes pas les blasés, je perçois vos frémissements à travers les touches de mon clavier.
Donc après avoir mangé un excellent sandwich libanais dont j'ai parfaitement oublié le nom, je décide d’enfiler mon habit de lumière dans un parking de la capitale bretonne car nous n’avons pas de loges et aucun endroit pour se changer, formidable lorsque l’on pense à la renommée de ce festival, mais bon thats rock’n’roll. Nous retournons au P’tit Bazar, il est 20h, le bar se rempli, un dernier petit briefing d’avant concert à quatre. Nous sommes tous très détendus, les dernières répétitions étant particulièrement prometteuses. Nous ne pouvons imaginé, l’enfer sonore que nous allons subir. A 20h30, précises, le set démarre par notre fameuse intro-électro de 5 minutes, le son est correct, le bar plein à craquer. La plupart de personnes invitées sont là, professionnels de la musique, animateurs radios. Je pense même avoir reconnu Waldoo. Je suis remonté comme un coucou-suisse. Je monte sur scène, j’ai à peine 30 cm pour me mouvoir et dès que je touche le micro, larsen. Premier morceau, nous n’entendons rien dans les retours, juste une bouillie sonore informe, impossible de se repérer dans le morceau. Pour une entrée, c’est plutôt raté. Ce calvaire va durer 5 chansons. Ces 5 titres nous les avions conçus comme un uppercut pour le public et c’est Success qui se le prend dans la gueule. Buzz prend les choses en main, après il me confiera qu’il n’avait jamais entendu une sonorisation pareille. Mon câble est cassé des bruits de craquements insensés explosent les oreilles du public. Je détends l’atmosphère en prétendant que c’est mon pantalon qui vient de craquer. On enchaîne sur « Road to Billy Joe » et ça marche. C’est parti, la fin de ce premier concert sera bien meilleure. Mais l'enseignement principal de ce show est l'unité et la solidarité de notre groupe. Chacun a donné le meilleur de lui-même et n'a rien laché. J'en suis très heureux et très fier. Il se passe quelque chose entre nous quatre sur scène et le public le sent. Royal, nous lui offrons le champagne. Le deuxième set sera extraordinaire. Suite au prochain épisode…
I feel that you have great taste, you
want to know more. No, do not the jaded, I see your stirrings across
the keys of my keyboard.
So after eating an excellent Lebanese's
sandwich that I perfectly forgot the name, I decided to dress myself
in a parking lot of the Breton capital because we have no dressing
rooms and no place to change, when formidable we think about the
reputation of this festival, but thats rock'n'roll. We come back to
P'tit Bazar, it is 20h, a last briefing before the concert to four.
We are all very relaxed, the last rehearsals being particularly
promising. We can only imagine the hell sound that we will suffer. At
20h30, the set starts with our famous intro-électro of 5
minutes, the sound is correct, the bar full to bursting. Most of
those invited are there, professional musicians, animators radios. I
think even have recognized Waldoo. I reassembled as a coucou-suisse.
I climbed on stage, I barely 30 cm move for me and as soon as I touch
the microphone, larsen. First song, we hear nothing in return, just
porridge sound informs impossible to detect in the tune. For a
starter, but rather missed. This nightmare will last 5 songs. These 5
titles we had designed as uppercuts to the public and it's Success
who takes in his mouth. Buzz took matters into their own hands, after
he confessed to me that he had never heard a similar sound. My cable
is broken noises crackles senseless explode ears of the public. I
make a joke by pretending that it is my pants just cracking. It moves
on "Road to Billy Joe" and it works. It indicates the end
of this first concert will be much better off. But the teaching of
this show is the unity and solidarity of our group. Everyone gave his
best and has nothing dropped. I am very happy and very proud of that.
It goes something between four of us on stage and the audience feels.
Royal, we offer champagne. The second set will be extraordinary. To
be continued...
Le voici, le voilà, le fameux compte-rendu du premier concert de Success. Première précision, des deux premiers concerts de Success car première surprise et ce ne sera pas la dernière, le Pt’it Bazar, la salle, nous demande si nous acceptons de refaire un set vers 23h30. Notre réponse est évidemment positive, heureusement mais vous verrez plus tard. J’arrive sur place peu avant 17h. Je retrouve John Wel qui, vous le savez, est désormais notre « chroniqueur-cameraman »ainsi que les trois autres membres de Success : Youl Reicher, Dan & Jo. Deuxième surprise, mauvaise celle-ci, la table de mixage n’a que 8 entrées, nous avons besoin d’un minimum de douze. GROS problèmes. Dans l’urgence, l’organisation cherche une deuxième table…et la trouve. Notre prestation est sauvée, semble-t’il mais l’ingénieur du son, telle est théoriquement sa fonction, ne connaît manifestement pas le fonctionnement basique de la sonorisation. A ce stade du récit, je tiens à préciser que l’organisation des Bars en Trans avait refusé que notre ingé son attitré, l’inégalé Buzz, nous sonorise. Un deuxième ingé son vient pour faire les balances (réglages sons d’avant concert) c’est laborieux mais nous finissons par sortir quelque chose qui ressemble plus ou moins à Success.
Les balances sont terminées, il est 18h30. Nous cherchons quelque chose à grignoter avant notre premier set à 20h30 et décidons d’appeler malgré tout Buzz pour venir « assister », dans tous les sens du terme, au concert. Ce sera décisif, suite au prochain épisode….
Here we are, here it is, the famous report of the first concert of Success. First precision, the first “two” concerts of Success because first surprise and it will not be the last one, the Pt' it Bazar, the room, asks us if we agree to redo a set at about 11:30 pm. Our answer is obviously positive, fortunately but you will see later. I arrive on the spot a little bit before 5 pm. I find John Wel who, you know it, is henceforth our “commentator-cameraman" as well as three other members of Success: Youl Reicher, Dan and Jo. The second surprise, bad this one, the mixing desk has only eight entries, we need a minimum of twelve, BIG problem! In the urgency, the organization looks for the second table and finds it. Our performance is saved, it seems, but the sound engineer, such is in theory its function does not manifestly know the basic functioning of the sound system. At this stadium of the narrative, I need to clarify that the organization of “Bars en Trans” had refused that our official sound engineer, unequalled Buzz, voices us. A second sound engineer comes to make the sound- check (regulations sounds of front concert) it is laborious but we eventually bring out something which sounds like more or less Success. Sound-check are ended, it is 6:30 pm. We look for something to nibble before our first set at 8:30 pm and decide to call nevertheless Buzz to supervise, the concert. It will be decisive. To be continued…