38 posts tagged “mister eleganz”
Passons sur ces considérations architecturales et revenons au dernier quart du vingtième siècle. Kentucket est une ville fantôme à côté de laquelle Thiers ressemble à Manhattan. De rues entières lovées dans la pénombre, fenêtres murées et chiens errants, sauvages, violents. Rien, il n’y a plus rien à l’exception d’un orphelinat et d’une soupe populaire, la plus grande de l’hémisphère nord. Bâtie sur les ruines du temple, elle domine la plaine des souffrances, nom étonnement prophétique. Ce n’est donc pas un hasard, si Patricia décide d’y déposer son paquet post-natal. Sans remords apparents, elle regagne son van et ordonne à Ivan de démarrer. Silence. Malaise. Patty le brise, le piétine en déclamant cette sentence ultime qui fera son succès : « Jesus died for somebody’s sins but not mine ». Direction le Country, Blue Grass & Blues pour un concert qui fera date. Le petit Jimmy quant à lui inonde son lange d’urine et de larmes.
Personne n’abordera jamais publiquement cette naissance. A une exception près, Iggy Pop. Il s’en inspira pour une de ses chansons co-écrite avec Bowie : Success.
C’est ce que l’on appelle une révélation, un scoop. Que d’informations en un peu plus de cinq mots. Je vous laisse le temps de digérer. Levez les yeux de ces lignes, allez boire un verre d’eau ou de gin. Faîtes attention de ne pas baver. Essuyez votre bouche. Bon je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je sens la confusion vous gagner.
(A suivre)
1975. La guerre du Vietnam se termine sur un pont de porte-avion. Franco expire. Bill Gates crée Microsoft. Le monde libre, moderne et libéral se remet difficilement du premier choc pétrolier en regardant les Barbabapapa. C’est dans ce contexte politico-économico-médiatique qu’une jeune femme d’une trentaine d’années dépose son nouveau né sur les marches d’un édifice centenaire. L’air de Kentucket est glacial. Les chances de survie de l’enfant sont extrêmement minces. Elle le sait mais sa carrière naissante ne peut en aucun cas être compromise par les râles pleureurs d’un chiard. Mais plus que ces considérations professionnelles, c’est la paternité de l’enfant que la dénommée Patricia n’assume pas. Mais ne nous hâtons pas. Nous avons tout notre temps. Le sujet de cette biographie est suffisamment important et complexe. Chaque détail a son importance. Le moindre pet interfère dans la formation émotionnelle, intellectuelle et artistique de notre personnage. Notre objet, comme notre ambition est claire, lever le voile sur le mystère Eleganz.
Démarrons tout d’abord par une analyse circonstanciée du site. Etrange bourgade que Kentucket. Elle voulu développer une activité portuaire tout en étant éloignée de 247 miles du moindre cours d’eau. Malgré les efforts des bourgmestres successifs, les docks restèrent désespérément déserts. Très vite, ces friches industrielles furent envahirent par une horde de marginaux inspirés par de la vie et des préceptes de Thoreau. Une émulation qui nous pourrions qualifié anachroniquement de beat, favorisa l’émergence d’une contre-culture décadente. Ah, oui, j’ai oublié de préciser. Nous sommes en 1857 soit un siècle avant Kerouac, Ginsberg et autres pseudo poètes qui passaient leur temps à fumer des pétards au lieu de travailler pour s’acheter une Pontiac. Mais je m’égare, revenons au dix-neuvième siècle. Géographiquement enclavé, Kentucket le fut aussi par l’ostracisme organisé par l’administration du Landbuck. Mal vécu au départ, ce rejet la protégea de la guerre de sécession et favorisa le développement d’une architecture radicale basée sur une ossature béton qui inspira fortement mais discrètement Auguste Perret.
(A suivre)
"Hard to come back", le titre de ce billet est aussi celui du nouveau single de Success. Après un été en studio, et ce n'est pas terminé, voici ce que j'ose qualifié de nouveau classique du rock'n'roll. La légende veut que chaque auditeur du Velvet Underground ait formé un groupe de rock. Avec ce titre, les ados du monde entier hurleront dans les confins des garages pseudo-insonnorisés: "Years lateeeeeeeeeeeeeer!". Humblement, j'avoue avoir versé une petite larme à l'écoute du master. Ce n'est pas commun d'enregistrer un chef d'oeuvre intemporel qui vous survivra. Moi, c'est fait.
M.E (Mister Eleganz)
"Hard to come back," the title of this note is also the one of the new single of Success. After a summer in studio, and this is not done, here is what I would described as a new rock'n'roll classic. Legend has it that each Velvet Underground' s listener formed a rock band. With this title, teenagers from all over the world will scream within the confines of garages pseudo-soundproof: "Years lateeeeeeeeeeeeeer." Humility, I have made a small tear to listen to the master. This is not common to record a timeless masterpiece that will survive to yourself. I did it!
M.E (Mister Eleganz)
Mister Eleganz est un lève tôt et pour la première fois depuis au moins une dizaine d'années, je me suis levé à 12h ce mardi 29 avril. Cette journée fut donc en tout point exceptionnelle. Rapidement la frénésie des invitations inonde le portable de Jo. "Tout Rennes court" au concert de Success et accessoirement de The Whip car il est indéniable qu'il va se passer quelque chose ce soir, l'air est moite, les gens se croisent en échangeant un bref regard entendu. Ils sentent qu'il va se passer quelque chose mais ne savent pas encore la nature de ce phénomène.
Nous arrivons vers 16h pour la balance. The Whip termine un dernier titre, leur son est excellent. C'est une des particularité de cette drôle de salle, la qualité de son acoustique. A notre tour, nous calons les ultimes réglages le gros du travail ayant été fait la veille. Nous sommes satisfaits, le public le sera aussi!
Il y a tout juste une semaine, Success a vécu ce qui pourrait apparaître comme un tournant de sa courte histoire. Comme je vous l'avais annoncé, nous avons joué à L'UBU à Rennes en première partie de The Whip. L'aventure a démarré par une journée de résidence le lundi. Il va sans dire que pour régler le son, le set, la lumière c'est extrêmement confortable. L'arrivée de Mister Eleganz dans la capitale bretonne est saluée par un affichage intensif de l'évènement car c'est bien de cela qu'il s'agit. Pour mon humble personne monter sur la scène de l'UBU est un acte fort. Cette salle je l'ai fréquentée de nombreuses fois en tant que spectateur et le rôle s'inverse sans appréhension particulière. Cette première journée de travail fut sérieuse et fructueuse. L'enregistrement du dernier filage est là pour le confirmer et il est fort probable qu'un nouveau titre fasse bientôt son apparition dans ce blog, mais il est encore trop tôt pour ça. Je n'ai pas le temps de terminer ce reportage, je vous laisse donc à vos occupations et vous promet un retour rapide dans ces colonnes. Hasta la vista, baby! (Tone Loc, pas Terminator)
M.E (Mister Eleganz)
One week ago, Success has lived what could be seen as a turning
point in its short history. As I announced, we played at UBU in Rennes
in the first part of The Whip. The adventure began with a day of
residence on Monday. To adjust the sound,
the set, the light is extremely comfortable. The arrival of Mister Eleganz in
the capital of Brittany is welcomed by an intensive display of the
event because that is what it is. For my humble person up on the scene
of an act UBU is strong. This stage I have visited many times as a
spectator and the role is reversed without apprehension. The first day
of work was serious and fruitful. Registering the last wiring is there
to confirm and it is highly likely that a new title soon make its
appearance in this blog, but it is still too early for that. I do not
have time to finish this report, I let you so at your occupation and you
promised a swift return in these columns. Hasta la vista, baby! (Tone
Loc, not Terminator)
M.E (Mister Eleganz)
Hello boys & girls,
what's up, tonight? Mister Eleganz est au clavier, ça va saigner! 23 mars date de ma dernière note, que se passe-t'il dans la vie de Success et dans celle de Mister Eleganz? A tout seigneur tout honneur je commencerais par mon immodeste personne. Immodeste rimant avec immonde ou presque ça me va. Je lis! je lis beaucoup en majeur partie de la philosophie et ce grace au quotidien de référence de la presse moribonde française je re-découvre mes classiques. Quel bonheur de lire Voltaire, pas chiant pour un sou. une plume merveilleuse trempée dans l'acide et quelle finesse. bon après ces lieux communs, j'enchaîne sur la musique? Vous vous en foutez? vous êtes pour ça ou pour mon style que je qualifirai l'eleganz nihiliste. Oui, nihiliste. ça sonne comme mot nihiliste. Ma conception du nihilisme est de s'en battre les couilles des conséquences de mes faits et gestes. Cet adjectif correspond parfaitement à Mister Eleganz et à ses performances scéniques, non?
Voici un extrait de notre dernier concert avec Yelle
Je vous laisse mes chéries et je vous embrasse sur la fesse gauche.
M.E
Je passerai poliment sur la première partie de Yelle, un groupe de Montréal qu'elle a ramené dans ses valises et dont je tairai le nom mais pas le Numéro. L'intimité se fait de plus en plus intense. Nous échangeons techniquement sur nos voix respectives et après lui avoir donné quelques conseils de vieux loup de mer, elle entre en scène avec Tepr, aux machines et Grand-Marnier à la batterie. Leur show est rôdé et efficace, le public clairsemé à notre grande surprise. Une des questions majeures de ce concert était de savoir si le public de Yelle allait rester pour assister au « Success Show ». La réponse fut positive. Super-Dan entre en scène et commence seul l'intro histoire de faire monter la sauce. Youl et Jo suivent. Mister Eleganz n'entre en scène qu'au climax. Allais-je ressentir de tout mon être les vibrations de notre avalanche sonore? Pour mémoire, au festival du Schmoul j'avais dû faire face à une panne, à un vide émotionnel qui m'avait fortement perturbé. Miracle! Les dieux païens du rock'n'roll étaient avec moi et je montai sur scène parcouru d'une décharge d'adrénaline. Le pied total. L'immense plénitude de l'exhibition, de la performance, cette chose indéfinissable qui me pousse à muer en rock'n'roll star. Mon bonheur est schizophrène.
Cette heure fut intense, ponctuée de pièges (je pense à cette bouteille de bière que je renverse et qui tombe sur le pédalier de Youl qui dans un réflexe de guitar-hero la shoote instinctivement, s'éclatant en mille tessons sur la scène)d'émotions fortes (je réussi à pleurer sur Let me be) et de complicité. Une véritable connivence s'est installée sur scène, ce petit supplément d'âme qui change tout.
La soirée se termine au bar du 6par4 savourant notre Success puis retour à l'hôtel pour un repos mérité et ...agité
I will politely on the
first part of Yelle, a group of Montreal brought it in his luggage
and I don't write the name but the Numéro. The intimacy is
becoming more and more intense. We exchange technically on our
respective voices and after giving some tips from old sea wolf, she
goes on stage with Tepr, machinery and Grand Marnier to the battery.
Their show is mature and effective, the public sparseness to our
surprise. One of the major issues for the concert was whether the
public would remain Yelle to attend the "Success Show. The
response was positive. Super-Dan comes on the scene and starts only
intro history to raise the sauce. Youl and Jo follow. Mister elegance
comes into that scene climax. Would I feel my whole being of our
vibration noise avalanche? For the record, the festival Schmoul I
faced an outage at an empty emotional to me greatly disrupted.
Miracle! The rock'n'roll pagan gods were with me, and I climbed on
stage covered a landfill adrenaline. The overwhelming fullness of the
exhibition, performance, this indefinable thing that made me want to
become a rock'n'roll star. My happiness is schizophrenic.
This
time was intense, punctuated by traps (I think this bottle of beer
that I overturned, and that falls on the pedal of Youl that in a
reflex of the guitar-hero shooting instinctively, in a thousand
potsherds destroyed on stage) emotions (I managed to cry on Let me
be) and complicity. True connivance moved on stage, this little extra
soul who changes everything.
The evening ends at the bar enjoying
our 6par4 Success then back to the hotel for a well-earned rest and
shacked ...
Bon, où en étais-je? Ah oui, le costume de Super Dan, pardon Superman. Figurez-vous que notre machine-player en chef s'était mis dans la tête de jouer costumer. Quelle idée, est-ce que je mets un costume moi, franchement! Nous voilà donc parti sur les routes mayennaises, quêtant le Graal kryptonien. Première surface commerciale dédiée au jeu et à l'humour, point de sainte cape. Après plusieurs heures d'errance périphérique, Mister Eleganz, lassé par cette geste, se décide à franchir les portes d'un soldeur: Noz. Et là, dans ce paradis de la surconsommation effrênée, nous tombons devant un autel dédié à Superman et plus précisement à son costume. Gloria! (version Them non pas Bach, je tiens à préciser) Seul petit problème, mais il est de taille, c'est du 8 ans. Mais ce n'est pas un vague gabarit qui va arrêter Dan. Faisant fis de ce détail, il s'aquitte de son obole et nous retournons dans nos suites respectives afin de nous reposer de ces émotions et de nous concentrer sur notre show.
Après une légère sieste, je fais le point sur les marchés afin de percevoir la tendance du porte-feuilles d'actions de Success. Il va sans dire que mon flair légendaire s'applique également à la finance mondiale et que la crise des Subs n'affecte en rien nos comptes suisses. Rassuré, nous gagnons la salle de spectacle. Nous y retrouvons la Yelle's team en pleine session myspacienne. Première approche somme toute assez cordiale, je me posait évidemment la question de savoir si le fait de partager l'affiche avec Mister Eleganz les rendait nerveux. Non, ça avait l'air d'aller. C'est là dans la pénombre du bar du 6par4 qu'apparue tout de manteau vétu Yelle et...son chien. Nos regards se croisèrent, les mots furent superflus et l'aventure continue au prochain épisode...
Okay, where was I? Oh yes, the costume
Super Dan, forgiveness Superman. Imagine that our
machine-player-in-chief had been in the head costumer to play. What
idea, did I put a suit me, frankly! We are therefore party on the
roads mayennaises, looking for the kryptonien Grail. First commercial
space dedicated to play and humor, no holy cape. After several hours
of wandering device, Mister Eleganz, bored by this gesture, decided
to cross the gates of a sales-store: Noz. Here, in this paradise of
overconsumption, we fall before an altar dedicated to Superman and
more precisely to his costume. Gloria! (Version Them not Bach, I wish
to state) Only small problem, but it is huge, it's 8 years. But this
is not a vague template that will stop Dan. As did this detail, he
paid his mite and we return to our respective suites to relax these
emotions and concentrate on our show.
After a slight nap, I make
the point on the markets in order to collect the trend of portfolios
of shares of Success. It goes without saying that my legendary flair
also applies to the finance world and that the crisis Subs in no way
affects our Swiss bank accounts. We gain the theatre. We find the
Yelle's team in the middle of a myspacian's session. First step after
all quite cordial, I was obviously the question of whether the act of
sharing the bill with Mister Eleganz made them nervous. No, it had
looked. That was in the darkness of the bar 6par4 that arrived Yelle
and his dog .... Our eyes are crossed, the words were superfluous and
the adventure continues to the next episode ...
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Après un dimanche en famille, j'apprends que Sarkozy a insulté un badaud au salon de l'agriculture. Curieux, je cherche la vidéo du Parisien, maintenance, dailymotion, maintenance, youtube, maintenance. Ce qui me faisait doucement rigoler m'exaspère au plus au point. Pour qui il se prend Sarko, pour Dieu, pour Mister Eleganz. Cette censure est intolérable surtout pour une broutille. Chacun pense ce qu'il veut de Sarkozy mais la censure qu'il tente d'opérer est inadmissible.
Success est en pleine préparation du concert du 6 mars. Non pas en première partie mais en seconde partie de Yelle. Belle date dans la nouvelle salle du 6 par 4 à Laval. Notre set se trouve profondément chamboulé car après quatre prestations scéniques, les points forts et les faiblesses se sont faits jour dans l'enchaînement de nos titres.
Au-dela, il y a le futur de Success. Beaucoup de nouvelles chansons en chantier ou en gestation, une fera peut-être son entrée dans notre répertoire dès le 6 mars, qui sait? D'autres seront déclinée sous une autre couleur. Cette aventure est totalement passionnante car en perpétuelle évolution. Rien n'est figée, aucune limite stylistique n'est fixée, notre son se peaufine.
Parallèlement à ce travail artistique, Success a besoin d'amplifier sa présence dans l'espace professionnel de la musique, espace qui ne cesse de multiplier ses facettes. Une de celle-ci étant la diffusion radio, notre démo deux titres: « Girl from New Orleans/Road to Billy Joe » a été envoyée à toutes les stations étudiantes de France et elle s'est retrouvée playlistée dans au moins 3 de celles-ci. C'est à dire que nous avons 3 rotations par jour . Excellente nouvelle et chose assez rare pour une démo auto-produite, pour être soulignée.Une autre me semble être le CQFD. Ce radio-crochet organisé par les Inrocks. Nous sommes, en effet,déjà n°20 à ce jour et je suis sûr que nous pouvons atteindre et nous maintenir dans le top 10, signe de présence permanente sur la Home-page du site. Pour être plus clair, si vous voulez soutenir le troisième plus grand groupe de rock du monde, créez un profil( si ce n'est déjà fait) et ajoutez « Girl from New Orleans » à votre liste et playlistez nous.
Mister Eleganz vous remercie
Success is in the midst of preparations
for the concert on March 6. Not at the first part, but the second
part of Yelle. Nice date in the new stage of 6 par 4 in Laval. Our
set is deeply changed because after four scenic performance,
strengths and weaknesses emerged in the chain of our songs.
Beyond,
there is the future of Success. Many of the new songs under
construction or in gestation, might be entering our repertoire since
March 6, who knows? Others will be sonud in a different color. This
is totally exciting adventure as constantly evolving. Nothing is set
in stone, stylistic no limit is set, our sound is honed.
In
parallel with this artistic work Success needs to expand its presence
in the professional music space, space that continues to expand its
facets. One of the latter is the radio broadcast, our demo two
titles: "Girl from New Orleans / Road to Billy Joe" has
been sent to all stations students from France and it has penetrated
playlistée in at least 3 of those . This means that we have 3
rotations per day. Excellent new and quite rare for a self-produced
demo to be noticed. Another one seems to be the COFD. The contest
organized by the Inrocks. We are, in fact, already No. 20 so far and
I am sure we can achieve and keep us in the top 10, a sign of
permanent presence on the Home page of the site. To put it simply, if
you want to support the third biggest rock band in the world, create
a profile (if not already done) and add "Girl from New Orleans"
to your top and playlist us!
Mister Eleganz thank you!